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Les Pegaso sont des sportives extrêmement rares - seulement 84 Pegaso Z-102 ont été construites – fabriquées en Espagne de 1951à 1956. L’objectif de cette exposition est de rassembler quatorze d’entre-elles (un record si l’on considère qu’il n’en reste qu’une soixantaine dans le monde !) à Autoworld durant un mois. Parmi elles, la Touring « Thrill », quelques Touring Superleggera, pas moins de trois Serra, ainsi qu'une rare ENASA de course avec moteur à deux compresseurs...
Soigneusement sélectionnées par Mario Laguna et Autoworld pour présenter aux visiteurs leur étonnante histoire, les Pegaso créées par l’ingénieur Wifredo Ricart et carrossées par ENASA, Touring Superleggera, Saoutchik ou encore Serra, vont raconter son aventure particulière dans l’histoire des voitures de rêve.
Connue initialement pour ses poids lourds (« El camion Español »), la marque est aussi le seul constructeur de voitures de sport espagnol d’après-guerre.
Pegaso – l’histoire en quelques mots
Après la guerre, en 1945, l’ingénieur-designer Wifredo Ricart quitte Alfa Romeo (en Italie) où il travaillait sur des voitures de compétition avec, entre autres, un certain Enzo Ferrari, et revient dans son Espagne natale. Il accepte la proposition du Gouvernement espagnol de diriger la nouvelle société ENASA (Empresa Nacional de Autocamiones S.A.), qui allait fabriquer le fameux camion espagnol. Spécialisé dans les moteurs au diesel, Wifredo Ricart s’appuie aussi sur sa longue expérience dans le domaine des voitures de course. Il commence par restructurer la branche espagnole de Hispano Suiza avec des capitaux d’Etat dans le cadre de l’ENASA et sort, en 1946, le premier camion d'une longue série, un modèle basé sur le Hispano-Suiza 66G, qui en raison de la forme de sa cabine fut surnommé "mofletes" (joues-bajoues en français).
Il choisit comme sigle le cheval mythologique Pégase symbole de force et de rapidité. La marque Pegaso est née !
Très vite, Wifredo Ricart retourne à son amour pour la voiture de compétition et, en 1950, développe une voiture de sport présentée l’année suivante au Salon de Paris. La Pegaso attire tous les regards, car elle ressemble à un coupé deux places tout en bénéficiant des prouesses techniques d’une voiture de course. Son moteur V8 avec quatre arbres à cames en tête et une distribution par engrenages, type Z-102B, est très particulier. Il est associé à une transmission Transaxle avec boîte manuelle à 5 rapports pour une répartition optimale du poids. Les voitures sont construites avec le plus grand soin, mais la production n’a jamais été rentable. Finalement, moins de cent exemplaires trouvent acquéreurs. Les carrosseries, quant à elles, sont également uniques en leur genre et représentent autant d’œuvres d’art sur roues. La majorité à été carrossée en berlinettes ou en barquettes compétition par Touring Superleggera en Italie, en cabriolets par Serra en Espagne et en coupés et cabriolets par Saoutchik en France. Sans oublier les ENASA à 100% d’usine.
Les voitures de courses représentent le porte-drapeau du savoir-faire technique de la firme mais, plus prosaïquement, Pegaso prospèrera en produisant des camions, des camionnettes, des bus, des autorails, des automitrailleuses et des tramways qui étaient bien plus nécessaires que des voitures de luxe dans le contexte du relèvement économique de l'Espagne dans les années 1950 et 1960. La firme Pegaso sera un temps rachetée par un consortium américain avant d'être reprise par IVECO, une filiale de Fiat Industrial.
Bon à savoir
C’est en Belgique, à Jabbeke en Flandres Occidentale, que Pegaso remporta le record de vitesse le 25 septembre 1953 avec Celso Fernandez au volant d’une Pegaso Touring Spider de compétition - moteur 2,8l, à une vitesse de 243km/h.
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(c) Communiqué de presse
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